Depuis plus de deux ans, la présence de PFAS dans l’eau potable constitue un enjeu majeur de santé publique. À Beauvechain, les citoyens vivent avec une incertitude durable sur la qualité réelle de l’eau distribuée, sans information complète, indépendante et transparente.
Nos recommandations
Lorsque des PFAS sont détectés (Ils sont présents dans notre eau de distribution en nombre), des recommandations visent en priorité les publics sensibles, pour lesquels il est conseillé de ne pas consommer l’eau de distribution :
- Nourrissons et enfants
- Femmes enceintes ou allaitantes
- Personnes âgées ou fragilisées
Ce constat justifie une réaction beaucoup plus volontariste des pouvoirs publics et une information claire, régulière et accessible.
Pourquoi nous avons saisi le Conseil d’État
Nous avons déposé le recours ce vendredi 26 decembre (via notre secrétaire, MiTSCH JF)
Notre recours vise un point central et précis : l’absence d’une étude publique, indépendante et exhaustive comparant les différentes solutions possibles face aux PFAS.
Aujourd’hui, l’installation de filtres à charbon actif est présentée comme une réponse. Or :
- ils ne traitent pas nécessairement tous les polluants présents dans l’eau,
- leur efficacité dépend de leur état d’encrassement et du suivi,
- ils impliquent une surveillance permanente, lourde et coûteuse,
- ils ne garantissent pas une protection égale pour tous, en particulier pour les publics vulnérables.
À ce jour, les choix publics reposent largement sur les propositions de l’opérateur, ce qui pose une question de gouvernance et d’indépendance dans l’évaluation des alternatives.
Une pollution ancienne, aux effets encore mal connus
Certaines sources de pollution PFAS sont connues depuis les années 1990, voire avant. Pendant des décennies, des populations ont consommé une eau :
- dont les concentrations exactes n’étaient pas toujours mesurées,
- dont les effets cumulatifs sur la santé restent insuffisamment documentés,
- avec des risques possiblement intergénérationnels, désormais étudiés de plus en plus sérieusement.
Ce passif impose une approche de précaution renforcée, en priorité pour les publics sensibles.
Une solution immédiate : l’osmose inverse individuelle
À court terme, nous estimons que la solution la plus protectrice pour garantir une eau de qualité au robinet est l’osmose inverse au niveau domestique.
Cette technologie :
- est techniquement mature et disponible,
- peut être automatisée,
- permet un contrôle précis de la qualité de l’eau.
Un coût comparable à l’eau en bouteille… et souvent inférieur à long terme
Contrairement aux idées reçues, l’osmose inverse ne coûte pas nécessairement beaucoup plus cher que l’eau en bouteille. Sur la durée, elle peut devenir plus économique, tout en réduisant la dépendance à des solutions de remplacement permanentes.
Nous pensons qu’un mécanisme public (ou mutualisé) pourrait permettre une installation par ménage à un coût raisonnable (à titre indicatif : investissement + maintenance et contrôle), ce qui mérite un débat public transparent et documenté.
Transparence et responsabilité publique
Nous demandons :
- un accès clair aux données chiffrées,
- une traçabilité des décisions,
- une information compréhensible, régulière et actualisée,
- une hiérarchisation des priorités centrée sur la santé publique.
La confiance ne se décrète pas : elle se construit par la transparence.
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