Permis accordé par le ministre, malgré 200 pages d’objections : une décision qui interroge
Le Ministre wallon a décidé, en date du 30 mars 2026, d’octroyer le permis au projet TAMET / EQUILIS dans le cadre du recours introduit contre la décision de l’administration régionale.
Cette décision constitue la première instance de recours, et elle intervient malgré un travail d’analyse particulièrement approfondi mené par les citoyens et les associations.
Sur un dossier de plus de 4 000 pages, plus de 200 pages de remarques, critiques et alternatives ont été déposées, portant notamment sur :
- le respect de la réglementation urbanistique,
- la conformité à la jurisprudence,
- la qualité des études d’incidences,
- et le respect des procédures légales.
Or, ces éléments n’ont, pour l’essentiel, reçu aucune réponse substantielle dans le permis finalement accordé.
Cette situation soulève une inquiétude majeure quant au fonctionnement du processus démocratique et à la prise en compte réelle de la participation citoyenne dans des projets d’une telle ampleur.
Une mobilisation citoyenne forte et déterminée
Aujourd’hui, plus de 150 citoyennes et citoyens soutiennent activement les recours engagés.
Notre objectif est clair : obtenir un projet revu et corrigé, qui s’intègre réellement dans le territoire, respecte les contraintes environnementales et réponde aux besoins réels de la population locale.
Nous tenons à le rappeler sans ambiguïté :
- Nous ne sommes pas opposés à l’urbanisation
- Nous sommes opposés à un projet bâclé, conçu selon une logique financière et déconnecté des réalités locales
Un projet en contradiction avec les engagements environnementaux
Le projet prévoit l’urbanisation d’une zone reconnue pour sa valeur écologique, à proximité immédiate :
- d’un Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB – Marais de la chaussée),
- de la zone Natura 2000 de la vallée de la Nethen,
- et de la forêt de Meerdael.

Ce territoire constitue un maillon essentiel du maillage écologique, indispensable à la circulation des espèces et à la préservation de la biodiversité.
La décision d’octroi intervient en contradiction avec ces enjeux.
Un impact direct sur la qualité de vie des habitants
Ce projet soulève des enjeux concrets :
- mobilité déjà sous tension,
- risques d’inondation,
- transformation du cadre de vie rural,
- disparition d’une zone de régulation naturelle.
Le cumul de ces impacts reste insuffisamment pris en compte.
Un projet guidé par une logique financière
Un développement immobilier à forte plus-value (uniquement pour le promoteur), au détriment de l’intérêt général, de la cohérence territoriale et de la qualité de vie.
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Le recours au Conseil d’État représente un coût important, mais essentiel pour défendre ces arguments.
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Chaque contribution permet de défendre un aménagement du territoire plus juste et plus respectueux des habitants.
📅 Rendez-vous le 21 mai : comprendre, débattre et agir
Nous vous invitons à une rencontre le 21 mai en fin de journée pour faire le point sur l’ensemble du dossier :
- mobilité
- logement
- urbanisation
- risques d’inondation
- patrimoine et biodiversité
- Estimation du prix des futurs logements
Un moment clé pour comprendre les enjeux et construire la suite ensemble.


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